Pourquoi le Président Trump n’aime pas la Chine ?

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La diplomatie n’est pas un diner de gala

Claude Martin, La diplomatie n’est pas un dîner de gala – Mémoires d’un ambassadeur, Editions de l’Aube, 2018, 946 pages.

Claude Martin a consacré sa vie à la compréhension de la Chine. A travers un incroyable parcours professionnel, où il aura notamment été Ambassadeur de France, il nous fait parcourir cinquante ans de diplomatie française. L’auteur est un amoureux de la Chine. Il est fasciné par ses deux-mille ans d’histoire. Il est sous le charme des dynasties qui se sont succédées et des penseurs qui sont à l’origine des valeurs du pays. Il a une admiration pour la culture chinoise. Il est séduit par le génie chinois. On sent aussi tout au long des 950 pages du livre une vraie passion pour la France et la défense des intérêts français. Il aura interagi avec tous les grands élus de la République de ces 40 dernières années : Giscard d’Estaing, Michel Jobert, Jacques Chirac, Hubert Védrine, François Mitterrand, Lionel Jospin, Roland Dumas, Alain Jupé, mais aussi à l’étranger des personnalités comme Gerhard Schroeder. Sans oublier tout le personnel politique chinois.

L’auteur démarre son voyage dans le Pékin de la fin des années 1960 juste après la reconnaissance de la République Populaire de Chine par la France. L’ouvrage nous plonge dans la Chine de Mao Zedong, Zhou Enlai, Chen Yi, Hu Yaobang, Zhao Ziyang, … C’est l’époque maintenant révolue des communes populaires. C’est l’époque du voyage de Malraux à Pékin. C’est l’époque où les étrangers devaient déposer une demande pour sortir de Pékin (pour au mieux faire 30 ou 50 kilomètres par eux-mêmes). C’est l’époque où la visite des tombeaux Ming ou de la muraille à Badaling pouvait se faire dans le silence, voire même seul ! Une chose totalement impensable aujourd’hui. L’auteur décrit son parcours dans la diplomatie ; mais celui-ci est indissociable de sa découverte culturelle et touristique du pays. Son statut n’a nullement terni son envie d’aventure. Il aura embrassé la culture chinoise sous tous ses angles. Il n’est pas de ces diplomates qui restent enfermés dans leur ambassade. Claude Martin n’est pas resté confiné à Pékin ; il a voyagé à travers tout le pays. Il aime se glisser dans la foule et se mêler au peuple. On sent la symbiose totale de l’auteur avec le territoire. L’auteur aime à se présenter non pas comme un ambassadeur de salon, mais comme un ambassadeur de terrain. C’est un diplomate partisan de l’immersion totale plus que des univers feutrés ; tout au long du livre, le lecteur est le témoin que son envie de vivre la Chine, de découvrir, de sentir prend largement le pas sur les notions de confort et de sécurité. Lors des événements de juin 1989, Claude Martin ne s’est pas enfermé dans son ambassade, mais il a fait corps avec le terrain rencontrant les protagonistes à même la place Tiananmen. Il aura notamment été sur la place dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 pour finalement être exfiltré par la police. L’auteur nous transporte au cœur des relations diplomatiques avec les moments difficiles comme l’après Tiananmen et la vente des Frégates à Taiwan. L’extraordinaire expérience de Claude Martin montre à quel point le fait de parler le Chinois fait la différence. C’est sa maîtrise totale de la langue, et ses multiples séjours, qui lui ont permis de développer une connaissance intime du pays. Le point est sans doute encore plus vrai aujourd’hui.

Claude Martin n’hésite pas à nous faire part de ses désillusions comme les choix faits en France de vendre des Mirages à Taiwan – une opération inacceptable pour Pékin. Il donne à voir ce que l’on ne voit pas habituellement ; il rapporte des événements très intimes vécus (et aussi étrangers) dans les cabinets ministériels et les ambassades. Il expose très crûment ses relations avec les hommes politiques français et c’est là où l’on voit que ces relations sont bien moins policées que l’on pourrait l’imaginer. Après des décennies de retenue, l’ex-ambassadeur se lâche et dégomme tous ceux qu’il n’aime pas. Autre pierre d’achoppement : on sent bien que l’auteur n’apprécie guère les choix urbanistiques chinois de modernisation qui balayent l’histoire à coups de bulldozers. Il expose clairement sa nostalgie de l’ancienne Chine, écrasée par les tours de verre et d’acier, les autoroutes urbaines et leur flot incessant de voitures.

Le second axe de la carrière de l’auteur a été sa contribution à la construction européenne. Ainsi, les deux cent dernières pages intéresseront moins les passionnés de la Chine. Ceux-ci liront plus rapidement le chapitre consacré aux neuf ans passés par l’auteur en Allemagne – où il aura là aussi donné une forte dimension culturelle à sa vision du pays.

 

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PRC vs. USA: Economic and Military Competition in the 2010s and Beyond

https://events.webster.edu/event/PRC_vs_USA#.Xcl_FTNKg2w

 

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Farewell dinner in Shanghai Pudong

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At SGS Shanghai (Oct. 25th, 2019).

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At Arkema China Headquarter (Oct. 24th, 2019).

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At Suzhou Industrial Park (Oct. 23rd, 2019).

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